Droits du Grincheux

Appel à projet anonyme et citoyen dans lequel chacun peut apporter sa contribution. Alors, à vos plumes! Rejoignez le club des Grincheux et participez à la constitution du Grand Oeuvre qui rassemble tout ce qui a été, est et sera…

Déclaration Universelle des Droits du Grincheux
Pour éviter de se retrouver en slip…

PRÉAMBULE

Les Représentants du Nouveau Monde, constitués en Groupe Activiste de Sécurité Anonyme, plus communément connus sous l’appellation Club des Grincheux, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Humanité, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres de chaque état, leur rappelle sans cesse que la seule Constitution légitime qu’il faille défendre est celle dont le but est d’œuvrer toujours au bonheur de chacun.
En conséquence, le Club des Grincheux reconnait et déclare, en présence et sous les auspices du Libre-Arbitre, les droits suivants de l’homme et de la femme.

Article premier.

Mesurant que c’est un corps étranger, et par conséquent dangereux, la brosse à dents doit être interdite. Toutefois, les valeurs sociales permettant de savoir ce qu’il est permis d’introduire dans la bouche ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. De fait, toute brosse à dents partagée par plus de deux personnes ne saurait être prohibée.

II.

Estimant que le but de toutes relations sexuelles est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Humanité, nul ne peut les interdire. Ces droits sont la liberté, l’épanouissement, la jouissance réciproque, et la résistance à l’ennui.

III.

Le principe de toute Liberté réside essentiellement dans l’Indépendance. Nulle institution, nul individu ne peut exercer d’autorité dont le but final ne soit pas l’Émancipation physique et intellectuelle de chacun.

IV.

Observant la fâcheuse tendance qu’ont certains à vouloir tout régenter, a été décidé ce qui suit : le port du caleçon à l’exclusion de tout autre sous-vêtement ne peut pas, sous prétexte qu’il ne moule pas les attributs masculins, être un motif valable d’interdiction du slip. Seul ou avec l’appui d’un groupe, personne n’a le droit d’imposer une quelconque façon de s’habiller, ou pas, à qui que ce soit. Chacun est libre de porter ce que bon lui semble.

V.

Étant persuadé que l’intérêt du groupe se confond non pas avec l’intérêt général, mais avec les intérêts des plus forts, la Loi ne doit donc plus protéger la Société elle-même, mais les individus. La Loi a pour devoir exclusif de protéger un principe universel, et non pas les particularismes communautaristes de tel ou tel parti, ou autres groupes organisés. Seule la dignité humaine doit fonder ce principe et prévaloir dans chacune de nos décisions, qu’elles soient religieuses, laïques ou économiques, ou tout cela à la fois.

VI.

Estimant l’inégalité comme étant un fait inaliénable à la Nature, donc à l’Homme, les citoyens ne sont pas égaux. Du fait de leurs capacités, de leurs vertus et de leurs moyens, ils n’accèdent pas à toutes les distinctions, places et emplois. La Loi veille en conséquence à protéger les plus faibles dans le respect du droit au Bonheur inscrit dans la Constitution, et auquel chacun a droit. Elle contribue également au partage de toutes les richesses afin de respecter la dignité de tous comme il est rappelé dans l’article V.

VII.

Est modus in rebus. En toutes choses il y a une mesure et nul n’est au-dessus de la Loi. Considérant les privilèges inhérents à leur fonction, les gouvernants supportant charges électives, et jugés coupables de négligences, ou d’inefficacité, voire d’incompétence politique à appliquer les articles de la présente déclaration, seront rétrogradés dans la hiérarchie des droits civiques et déchus à vie de tous leurs mandats de gouvernance dont ils ont la charge.

VIII.

L’utilisation du préservatif comme ballon de baudruche, ou comme moyen d’approfondir les relations sociales, doit être laissée à la discrétion de chacun. Tout administré a le droit de persévérer sur le chemin qu’il s’est lui-même fixé de façon libre et personnelle.

IX.

Chacun est libre de rire et de mourir comme bon lui semble à n’importe quel âge de la vie. Au nom de cette liberté, et dans le respect de la personne, aucun trafic d’aucune sorte ne peut être organisé pour récupérer tout ou partie des organes d’une personne morte par assistance.

X.

Tout homme étant présumé ridicule et perfectible, la Société dans son ensemble s’engage à minimiser l’importance de la Vérité au bénéfice de l’Erreur. La première étant à l’origine des conflits, la seconde source de progrès.

(…)

Fin (provisoire) de la Déclaration
Pour faire ce que bon vous en semble
C’est-à-dire à compléter (en me faisant part de vos propositions d’articles…)
Et à propager de toute urgence…